La bannière

C’est Anthony qui a fait la belle bannière de Monde meilleur, avec, de gauche à droite, à côté de votre humble servitrice, plein de gens que j’aime bien : le Dalai Lama, un des rares religieux gai (attention, pour les égarés de l’orthographe, je n’ai pas dit « gay »), preuve s’il en fût que spiritualité ne rime pas forcément avec ennui ou obscurantisme religieux;  Tina Turner, pour l’énergie et parce qu'à 60 ans, elle est encore un sexe symbol; Eva Joly, pour le courage, cette juge qui s’attaque aux invulnérables et à la corruption qui gangrène notre monde; Didier Lockwood, violoniste de jazz de génie, pour l’amour de la musique; Laurence Foresti, pour l’intelligence de l’autodérision; Woody Allen dont j’aime même les mauvais films; Martin Luther King, pour la détermination; Christophe André, psychiatre et écrivain, qui nous a offert ce livre superbe : « Imparfaits, libres et heureux » et enfin Simone Veil pour le sens des responsabilités, elle, qui presque seule contre une assemblée d’hommes conservateurs, avait arraché la loi sur l’avortement.

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Là où on refait le monde

Vendredi 2 décembre 2005
Par Carmen Molina
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Lundi 27 novembre 2006

Le 29 novembre c’est l’anniversaire de ce blog. Le bilan est (j’allais dire « forcément ») positif. Le plaisir de l’écriture est déjà un  bénéfice en soi, mais ce n’est pas le seul but, je pourrai tenir un journal intime sur papier, il serait comblé. Il y a donc aussi le plaisir de l’échange, que je commence à assouvir parce que je commence à comprendre que si je veux plus de commentaires, il faut que j’aille sur les autres blogs et que j’en laisse, des commentaires. Certains diraient « ben oui !! » avec un air « mais-elle-sort-d’où-celle-là », et ils auraient raison, je suis un peu longue à la détente, et pourtant le principe est simple et il s’applique pour tout : on ne reçoit qu’à la mesure de ce qu’on donne.

Mais c’est aussi que je n’avais pas compris qu’il y a des milliers de blogs, donc statistiquement peu de chance qu’on tombe par hasard sur le mien, sauf en tapant « pornographique » (voir article à gauche), non je rigole… mais aller sur les autres blogs, çà prend un temps fou, comment font les gens ? Mon handicap, en fait, c’est que je préfère les gens aux écrans, çà joue contre moi, là. Rien ne peut remplacer un sourire, une mimique, dans la communication, vous ne trouvez pas ? Ici, on est limité aux mots, et même si les mots sont un plaisir, aussi, pour communiquer, y a pas, le non verbal comme diraient les psys, y a rien de tel.

Ceci dit, j’ai 2 regrets : le look ringard de ce blog pour commencer. Les blogs qui ont le prime écran sont d’une telle sophistication dans l’image, çà a beau ne pas être un blog de photographe et même si le fond l’emporte sur les apparences, çà fait un peu pitié (tiens par là même, je lance un appel aux bonnes volontés qui voudraient m’aider à le relooker, elles sont les bienvenues, j’ai les idées, mais pas la connaissance technique). Le deuxième regret c’est qu’il n’y a pas de commentaires de filles, que des noms de garçons, et j’ai même pas mis ma photo… non je rigole encore, là… ben les filles vous êtes où ? Vous voulez pas faire un monde meilleur ? On aura bientôt une femme présidente et il faudra bien qu’on montre que nous aussi, même en étant belles, on l’ouvre quand même, non ?

Alors, j’attends… 

PS: merci à tous les garçons qui ont laissé jusqu'à maintenant leurs commentaires, je ne veux surtout pas que vous pensiez que les vôtres sont moins importants à mes yeux.

Par Carmen Molina
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Vendredi 9 février 2007

Quand on envoie les articles sur le site, l'administration du blog nous renseigne en nous disant : "votre article vient d'être envoyé à X abonnés". Je suis très fière parce que j'ai eu jusqu'à 4 abonnés (si, si)... disparus aujourd'hui sauf un. Je ne sais pas ce que j'ai dit qui leur a déplu à ces nombreux(ses) admirateurs(trices), et çà ne me préoccupe pas plus que çà puisqu'on est bien d'accord, on ne fait pas en fonction de ce que l'autre attend ici, surtout sur un blog qui est par définition sinon un défouloir, au moins un moyen d'expression très personnel où ne viennent, passée la première fois de la découverte, que ceux qui ont bien envie d'y revenir (enfin, il y en a quand même trois qui ont arrêté...). 

.. çà fait donc maintenant un bout de temps qu'il y en a un qui persiste, fidèle ou trop fatigué pour arrêter  l'abonnement, et là je deviens vraiment curieuse : qui est ce fidèle inconditionnel, volontaire ou non ? Alors je pose la question: dévoilez vous cher abonné et révélez vos raisons, bonnes ou mauvaises, pour rester encore ici. Et si vraiment, vous ne voulez pas faire une réponse publique, répondez-moi sur mon e-mail: carmen.molina@voila.fr... je m'empresserai de le retransmettre ici... non je rigole...

Bon week-end à tous..

Par Carmen Molina
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Jeudi 5 avril 2007

C’est Sébastien qui m’a fait remarquer dans un commentaire que je faisais (aussi) la grève des articles. Je ne sais pas si c’est cette campagne-pataquès qui me cloue le bec, le soleil qui vient maintenant un peu plus souvent que d’habitude, le boulot où les dossiers s’accumulent, j’ai pas envie d’écrire, là. Et puis je me suis dit, bon, t’as mis presqu’un an à avoir quelques lecteurs, si tu continues, ils vont finir par plus revenir. Alors me revoilà.

Mais je sens bien que dans le fond, il y a aussi autre chose : la limite de la communication par l’écran, il arrive toujours un moment où je bloque dans les échanges, où j’ai envie de parler avec des vrais gens en chair et en os, où j’ai envie de voir un regard, un sourire, un froncement de sourcil. Non pas, je vous rassure, que je ne croise personne dans la journée du matin au soir, mais c’est pas pareil, les collègues, les amis, la famille, je ne sais pas pour vous, mais on ne parle pas forcément des mêmes choses que sur le blog, en tout cas pas forcément de la même façon. Alors en me baladant sur le blog de  Marie-Christine j’ai eu une idée. En voyant sa bonne bouille avec celle de Zara en train de s’amuser, je me suis dit, mais c'est biensûr, je vais bientôt faire une boum avec les bloggeurs et bloggeuses ! Laissez-moi juste le temps de m'organiser et vos idées sont les bienvenues.

 

 

 

Par Carmen Molina
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Vendredi 8 juin 2007

Aujourd’hui j’ai décidé de rendre hommage aux blogs que je visite, plus ou moins régulièrement. Je suis souvent étonnée par la drôlerie, la créativité, la sensibilité, la générosité qui peut se dégager de ce qui n’est jamais qu’un écran.

Quand Wilbur parle de la famille, tout d’un coup la famille çà devient un sujet hilarant. La deuxième raison pour laquelle j’aime bien son blog, c’est qu’il n’y connait rien en informatique, comme moi, et que çà se voit. Mes complexes disparaissent donc quand je vais chez lui. C’est pas comme quand je vais chez Valentin… je sais pas où il trouve toutes ces vidéos-gag ni comment il fait ses montages, mais quand j’ai pas le moral, c’est sûr, je file chez lui... et en parlant de rire, il faut aller sur Bon pour ton poil, absolument, enfin c’est mon sens de l’humour, comme personne ne rit à mes blagues çà ne va peut-être pas vous amuser mais allez-y quand même pour vous faire votre propre opinion.

Après, il y a les blogs à vocation plus culturelle, ce qui ne rime pas du tout avec ennui, je le précise pour ceux que le mot rebuterait. Par exemple, celui de Kevin, qui nous offre tellement de beaux textes et de belles musiques mais n’hésite pas non plus à faire une pétition contre les volcans quand il faut passer aux choses sérieuses. De son côté, Artno sait faire parler les mots, les manipuler, jouer avec, en faire des phrases qui veulent même dire des choses profondes. Christian, lui, les poétise, les mots, les transforme en musique à tel point qu’on en oublie d’ailleurs, des fois, le sujet…   

Pour revenir sur terre, il y a les blogs sur la vie quotidienne des gens, comme celui de Sébastien et sa passion des  bagnoles, grâce à lui j’ai compris que j’ai acheté la pire, enfin au moins je ne referai pas la même bêtise la prochaine fois... et j’adore quand il parle de ses gremlins (ses enfants, NDLR). Utile aussi, le blog de Systole, étudiant qui termine sa médecine et qui donne plein d’infos compréhensibles par tous, contrairement à nos médecins. Dans les blogs intimistes, il y a les humeurs de Kisnou, qui se définit comme maman et scientifique (ben et alors ?..) les voyages de Zézette, l’univers chaleureux de Christel, les réflexions de la marmotte qui louche.

Puis il y a les blogs généreux (non pas que les autres ne le soient pas, on m’aura comprise), comme celui d’Eric, de Marcel, de Genfi, et chez les filles, de Zarah et de Marie-Christine, qui font plein de pétitions et d’appels, et qui ne s’accommodent pas, comme votre humble serviteur, du monde devenu fou qui est le nôtre. Et dans la foulée, les vrais coups de gueule, comme il faut parfois en pousser : j’aime bien ceux de Wolfy, et de Lionel, et de Miiraslimake, même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qui est dit bien sûr ; je crois en fait que si on n’est pas un peu rebelle de nos jours, on est mort.

... des fois aussi, en se baladant sur la toile, on tombe sur des textes d’une telle sensualité, on en rougirait presque devant son écran, comme avec Soex (presque l’anagramme de « sexe »,  oui, je m’en étais aperçue…). Valentin, excuse-moi mais à ce sujet, tes videos arrivent à mon avis derrière les textes des filles en matière d’érotisme, mais c’est peut-être que les garçons préfèrent le visuel (non ?).

J’en ai sûrement oublié, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas, là je dois partir, j’ai un rendez-vous.

A vous tous donc merci des bons moments que vous me faites passer et bon week-end à vous.

Par Carmen Molina
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Lundi 16 juillet 2007

Pour célébrer la nouvelle bannière et vous donner de la lecture pendant que je serai en vacances à nouveau, je vais vous demander de faire des devoirs de vacances, à l’instar d'Artno. Donc, la question à laquelle je vous invite à répondre, qui que vous soyez, et bien sûr aussi ceux qui arrivent ici par hasard : Quelles sont les personnes que vous mettriez vous, sur votre bannière si vous deviez en faire une de ce genre, et pourquoi ? Dès ma rentrée, je ferai de vos réponses un article… avec de belles photos (çà c’est pour vous faire languir) pour illustrer vos propos. Enfin bref, vous aurez un lifting complet de Monde meilleur.

En attendant, je vous souhaite à tous de passer des vacances à la hauteur de vos rêves.

Par Carmen Molina
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Mais où suis-je ?

Vous trouverez ici des articles qui sont des fois de l’ordre du coup de gueule du citoyen, des fois de l’ordre de la réflexion sur le développement personnel, des fois juste… des blagues pour rire. J’ai retrouvé dans « Imparfaits, libres et heureux » (Christophe André, Ed Odile Jacob) le lien qui existe entre le travail sur soi et la prise de responsabilité de notre personne sociale pour améliorer notre environnement au sens large; c’est ce que décrit l’auteur comme « l’effet papillon », je cite : Cette théorie qui explique qu’un petit battement d’aile à un bout du globe peut, de proche en proche, provoquer une tornade à l’autre extrémité de la planète. Ainsi, se changer aide les autres à changer. Il existe par exemple une contagion sociale des émotions, aussi bien négatives que positives.

Ceux qui ont changé le monde étaient d’abord des personnes qui avaient acquis (je ne crois pas que çà vienne du ciel, malheureusement, même s’il y a des « terrains favorables ») une éthique personnelle qu’ils ont appliquée et qui s’est répandue, comme une contagion positive. J’ai cette croyance que changer le monde, c’est d’abord travailler sur soi, modestement, pas à pas, faire en sorte que nos paroles correspondent petit à petit à nos pensées et à nos actes, chacun à notre niveau. Ce n’est pas le vote, une fois tous les 2, 3, 4 ou x années qui va le faire changer, le monde. Mais il ne s’agit pas non plus de se crisper là-dessus : le recul de l’humour est indispensable, l’oubli, des fois, de soi aussi, et toujours, le rappel de la beauté du monde, je donne comme illustration une citation de Hugo Von Hofmannstahl qui apparaît aussi dans le livre cité plus haut : Il allait par la campagne au milieu des champs, jeune garçon de seize ans, quand il leva son regard et vit un cortège de hérons blancs traverser le ciel à grande altitude : et rien d’autre, rien que la blancheur des créatures vivantes ramant sur le ciel bleu, rien que ces deux couleurs l’une contre l’autre ; cet ineffable sentiment de l’éternité pénétra à l’instant dans son âme et détacha ce qui était lié, lia ce qui était attaché, au point qu’il tomba comme mort ».

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QUAND

Quand nous pourrons voir le monde, mes frères, avec d’autres regards que  les nôtres seulement…

Quand nous ne serons plus troublés que nos aînés, quelquefois, soient à nouveau  des enfants effrayés ou perdus, et que nous leur pardonnerons d’être ce qu’ils sont…

Quand nous accepterons que ce que nous désirons ne nous soit pas dû et que les  responsabilités aillent avec les privilèges…

Quand nous saurons dire « assez »…

Si, dans le doute, nous vérifions d’abord et ne répondons plus nous-mêmes  à nos interrogations…

Quand, ayant fait litière des préjugés et fait le deuil aussi des illusions de l’enfance,  nous saurons lâcher prise, faire de notre inconscient un allié et nous confier au ruissellement du temps…

Quand librement nous accorderons pensées, paroles et sentiments…

Quand, sans faillir à notre loyauté, nous traquerons le secret et que finalement nous saurons appartenir en étant différents…

Quand nous chercherons le sens avant même le confort et que dans les revers et les infortunes nous nous mettrons en quête du cadeau qui s’y trouve caché…

Quand nous nous intéresserons, mes frères, au trajet autant qu’à la destination…

Quand avec les amis, les enfants, les patients, nous partagerons avec tendresse et avec tolérance notre temps, nos soins, notre attention et aussi le savoir et le savoir-faire que nous avons acquis…

Quand, acceptant notre différence, sans en faire des rivaux, nous verrons partout chez les humains nos frères et nos sœurs de toute éternité…

Quand nous serons vivants au lieu d’exister seulement, quand nous serons aimants au lieu de convoiter, et aussi désirants sans chercher forcément à satisfaire nos désirs ; croyants, enfin, au lieu d’avoir croyance, alors mes frères, nous pourrons passer les quatre dernières portes : lâcher le besoin d’être protégés, laisser la toute puissance, rompre sans ressentir la crainte le nœud d’identité et finalement désentraver notre âme retenue dans l’espace et le temps ordinaires… 

Alors, mes frères, ayant ouvert notre cœur, nous serons citoyens de ce monde et pourrons l’heure venue, lumineux, sereins, plonger dans l’univers.

Alain Crespelle

Terminé à Jérusalem le 3 juin 1995

 

 

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