La bannière

C’est Anthony qui a fait la belle bannière de Monde meilleur, avec, de gauche à droite, à côté de votre humble servitrice, plein de gens que j’aime bien : le Dalai Lama, un des rares religieux gai (attention, pour les égarés de l’orthographe, je n’ai pas dit « gay »), preuve s’il en fût que spiritualité ne rime pas forcément avec ennui ou obscurantisme religieux;  Tina Turner, pour l’énergie et parce qu'à 60 ans, elle est encore un sexe symbol; Eva Joly, pour le courage, cette juge qui s’attaque aux invulnérables et à la corruption qui gangrène notre monde; Didier Lockwood, violoniste de jazz de génie, pour l’amour de la musique; Laurence Foresti, pour l’intelligence de l’autodérision; Woody Allen dont j’aime même les mauvais films; Martin Luther King, pour la détermination; Christophe André, psychiatre et écrivain, qui nous a offert ce livre superbe : « Imparfaits, libres et heureux » et enfin Simone Veil pour le sens des responsabilités, elle, qui presque seule contre une assemblée d’hommes conservateurs, avait arraché la loi sur l’avortement.

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Le coin des citations

Vendredi 23 décembre 2005

Je vais décevoir mes nombreux lecteurs et lectrices, mais je vais vous quitter pour quelques jours, pour Noël justement. Je vais voir si je peux supporter le sevrage de ce blog qui est un rendez-vous quasi quotidien jusqu'à maintenant et qui représente pour moi à la fois un amusement, le plaisir d'écrire et une source d'échanges. J'espère que ceux qui s'y sont rendu auront pris autant de plaisir à me lire que moi à écrire... et que je n’y aurai pas dit trop de bêtises. Un seul (petit) regret : l’esthétique du blog ne me plaît pas, mais vu le temps que j’ai à lui consacrer et mes connaissances en informatique, il faudra s’en contenter pour l’instant.

Allez, un petit dernier pour la route. Comme c'est Noël, rappelons-nous la parole de Coluche qui disait quand il a créé les Restos du coeur : "les hommes politiques disent que la pauvreté a toujours existé et qu'on ne peut rien y faire. Et bien moi je dis qu'on peut, et je le fais." Qu'on en prenne tous de la graine.

A bientôt

Par Carmen Molina
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Vendredi 6 janvier 2006

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cet extrait de l'ouvrage "Manuel de l'anti-sagesse" de Gilles Farcet au sujet de notre conduite en voiture, accrochez les vélos...

L'egomobiliste roule sur "sa " route à lui, au détour de laquelle il croise un plus ou moins grand nombre d'autres qui, c'est entendu, conduisent "mal" -en tout cas moins bien que lui-  et, de toute façon, ont l'impudence de lui bloquer le passage ou de le contraindre à ralentir dans sa course implacable alors qu'il ne devraient en fait tout simplement pas se trouver là...

... A pied, il vous faut vous plier aux usages, mais une fois en voiture vous voilà intouchable, soumis à à nulle autre loi que la vôtre, la seule légitime. Foncez donc en avant, le monde vous appartient et les autres n'ont aucun droit sinon celui de respectueusement s'effacer sur votre passage... ose-t-il, le manant, hésiter une seconde avant de tourner à droite ou à fauche alors que, toujours fier et sûr, vous allez résolument sur votre chemin ? Assourdissez le de votre klaxon sans lui accorder un instant de réflexion, puis, le dépassant, inondez-le d'injures que vous n'auriez jamais le front de prononcer sur un trottoir mais que, enclos en votre carrosse, vous vous sentez pleinement aurorisé à proférer à l'encontre du gueux qui, se rendant coupable d'un crime de lèse-majesté, a osé vous faire "perdre quelques secondes", ralentir le rythme de cette conquête qu'est pour vous le moindre trajet.

... Panneaux, limitations de vitesse, pff... Il est entendu que ces limites, certes nécessaires pour les autres, ne s'appliquent pas au chauffeur très spécial que vous êtes et que toute intervention visant à vous les faire respecter constitue un outrage. En résumé, chaque fois que vous montez en voiture, assurez-vous que ce soit bien l'égo qui s'intalle au volant, mains crispées et tout entier tendu vers un but qui recule au fur et à mesure que la voiture avance. Observez bien le code de l'egomobile : collez au train de ceux qui, par erreur, vous précèdent; à chaque feu rouge, trépignez, n'ayez de cesse qu'il soit passé au vert; au moindre ralentissement, gesticulez, klaxonnez, manifestez votre déplaisir.. Chaque trajet deviendra ainsi une occasion d'être emporté et identifié à vos fantasmes de toute puissance.

Sans commentaire..

Par Carmen Molina
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Mercredi 18 janvier 2006

Extrait de "Manuel de l'anti-sagesse" de Gilles Farce"

... ainsi aveuglément entretenu, l'enchaînement sans fin des réactions constitue l'un des piliers du règne sans partage de votre Ennemi, à l'échelle des individus comme à celle des nations. A l'instar de ces pays qui, de riposte en riposte, de réplique en réplique, de vengeance en vengeance, s'enfoncent dans l'interminables confrontations, les êtres humains emportés par leur mécanicité alimentent la guerre d'instant en instant."

Par Carmen Molina
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Vendredi 20 janvier 2006

Lu dans le métro parisien l'autre jour :

Seul le riche sur la terre

A un nom dans l'histoire

Le pauvre vainc à la guerre

Le riche obtient la victoire

Par Carmen Molina
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Jeudi 16 mars 2006

LE COURAGE DE RECONNAITRE CE QU'ON NE PEUT PAS CHANGER

LA DETERMINATION POUR CHANGER CE QUI PEUT L'ETRE

ET LA SAGESSE DE SAVOIR DISTINGUER ENTRE LES DEUX

... çà m'énerve:

1/ de ne pas l'avoir écrit (mais je n'en connais pas l'auteur, sorry)

2/ que ce soit tellement vrai et diffcile à faire

3/ que tout ce qui est vrai est si difficile à faire

Par Carmen Molina
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Mercredi 24 mai 2006

La maturité c'est s'apercevoir que nous sommes dans une fausse attitude et que le temps pour en prendre conscience se raccourcit de plus en plus...

Karlfried Graf Dürckheim

Par Carmen Molina
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Mercredi 31 mai 2006

Proverbe arabe : C'EST DEJA DU SAVOIR DE CONNAÎTRE QU'ON NE CONNAÎT PAS CE QU'ON IGNORE, version light de JE SAIS QUE JE NE SAIS RIEN. Il faut bien reconnaître que ce qui lie tous les grands savants, sages..etc c'est le doute. Pourquoi est-ce une vertu si peu partagée ? 

Par Carmen Molina
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Lundi 28 août 2006

Je continue à vous faire profiter de mes lectures, en ce moment c’est « l’Etrangère », le livre de Malika Oufkir (Ed. Grasset) qui a été emprisonnée avec sa famille pendant 25 ans après le coup d’état que son père avait organisé contre le roi du Maroc (le récit de son  emprisonnement est raconté dans « la prisonnière »). Elle écrit sur ses réactions après sa libération et sur sa nouvelle vie en France. Le récit est touchant et nous en apprend autant sur notre société que sur ce que peut représenter 25 ans de perte de liberté, surtout quand on est innocent. Il contient en prime quelques petites histoires pathétiques et cocasses comme celle-ci :

Les jours passent et j’observe le manège des pantins du monde libre. Du lundi au vendredi, ils sont tous en cellule, sagement, sans révolte. Le samedi, c’est jour de promenade, les portes s’ouvrent et le troupeau sort, se ruant sur les magasins. Car il faut faire provision de tout et surtout de rien, écumer les centres commerciaux pour stocker de quoi tenir la semaine suivante... Je n’oublierai jamais ma première visite au centre commercial, cette caverne d’Ali Baba de la consommation. Un océan de produits, de couleurs, de bruit et de musique. Les victuailles débordent de toutes parts, c’est à la fois écoeurant et fascinant, elles s’entassent en piles en pyramides, en blocs. Les bacs frigorifiques regorgent, la lumière crue révèle des kilomètres de produits frais, de boîtes, de sachets… de tout, en somme et même plus… Le beurre… il occupe à lui seul un bac frigorifique entier. Demi-sel, salé, de Normandie, 50% de matière grasse, facile à tartiner, au lait cru… il y en a tant que j’en ai le vertige. Des dizaines de marques, d’emballages, du simple papier aluminium à la barquette en plastique, tout cela décoré de couleurs vives, de l’or, de l’argent, du rouge…

.. Quelques minutes durant, je promène un caddie vide, ralentissant devant les produits, repassant deux fois, trois fois devant les mêmes. Je me fais l’effet d’un père de famille respectable tournant autour d’une prostituée. Soudain, c’est le déclic. J’achète. J’achète tout, prise d’une ivresse folle. Tout, ou plutôt les produits de première nécessité, tous ceux et seulement ceux dont j’ai tant manqué pendant ces années de détention… Une femme passe à ma hauteur, un enfant assis dans son caddie. Je surprends son regard furtif sur mon chariot, dont le contenu conviendrait mieux à un bunker en prévision de la troisième guerre mondial qu’à une cuisine familiale.

Je m’interroge un instant sur les pensées de cette femme quand j’aperçois au hasard d’un rayon un pack de boîtes de fromage en promotion. Boursin à l’ail et fines herbes, promotion exceptionnelle sur 10 boîtes. Jetant un coup d’œil à droite et à gauche, je m’aperçois que par bonheur, personne ne m’a devancé dans cette opportunité sans égale. Quelle affaire, dix boîtes pour le prix de cinq… Peu importe qu’il soit à l’ail, aux fines herbes, nature ou paprika. Vite, avant qu’une ménagère plus maligne que les autres ne s’en empare, je glisse trois packs dans mon chariot, trente boîtes de boursins. Et je m’éloigne fièrement, espérant qu’à la caisse on ne m’obligera pas à en rendre quelques-unes, par souci de démocratie.

De retour au bercail, je remplis le réfrigérateur de mes boîtes de boursin, qui tiennent difficilement dans un espace trop exigu pour elles. Au passage, les quelques friandises que j’aime vraiment seront cachées derrière les boîtes de fromage, bien au fond, presque invisibles. C’est un vieux réflexe, dont j’aurai sans doute le plus grand mal à me départir : protéger ce qui m’appartient, car rien n’est plus fragile que la propriété.

A présent j’attends, non sans une certaine fierté, le retour de l’homme que j’aime, afin de lui montrer ma prise de guerre.

- C’est quoi tout ce boursin ? s’exclame Eric, décontenancé

- C’était en promotion. Devine combien je l’ai payé !

A son sourire, je comprends que le monde des pantins du samedi ne m’appartient pas encore tout à fait. Et la porte du réfrigérateur se referme sur trente boîtes de fromage.

Par Carmen Molina
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Mardi 2 janvier 2007

Cher tous et toutes,

 

Je réponds collectivement à tous vos vœux… la réflexion que je me fais en vous lisant c’est que c’est drôle comme le virtuel peut aussi être chaleureux et comme les mots, même (j’allais dire « seulement ») écrits font du bien à l’âme. Et bien à mon tour, je vous souhaite de prendre les bonnes résolutions, c'est-à-dire, pas celles qu’on ne peut pas tenir - arrêter de fumer, faire un régime et se mettre au sport en même temps par exemple -, pas celles qu’on attend de nous forcément - savoir dire oui mais non aussi quand il le faut -, mais celles qui sont bonnes pour chacun d’entre nous - là vous remplissez la case tout seul - car ce faisant, elles seront bonnes pour les autres aussi. Et pour les choisir se rappeler la « recette du bonheur » :  

 

LE COURAGE DE RECONNAITRE CE QU'ON NE PEUT PAS CHANGER

LA DETERMINATION POUR CHANGER CE QUI PEUT L'ETRE

ET LA SAGESSE DE SAVOIR DISTINGUER ENTRE LES DEUX

 

Amicalement,

 

Carmen

 

PS : j’ai l’air forte comme çà mais je sais pas le faire…. mais je suis sur la route !

 

 

Par Carmen Molina
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Vendredi 19 octobre 2007

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,

Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,

J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture

Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture

Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,

Repose le salut de la société,

S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :

"Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce;

Je ne me ferai plus griffer par le minet"

Mais on s'est écrié : Cette enfant vous connaît;

Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.

Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.

Pas de gouvernement possible. A chaque instant

L'ordre est troublé par vous, le pouvoir se détend;

Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.

Vous démolissez tout. Et j'ai baissé la tête,

Et j'ai dit : Je n'ai rien à répondre à cela,

J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences là

Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.

Qu'on me mette au pain sec. Vous le méritez, certes.

On vous  y mettra. Jeanne alors, dans un coin noir,

M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,

Pleins de l'autorité des douces créatures :

Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.

VICTOR   HUGO

Par Carmen Molina
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Mais où suis-je ?

Vous trouverez ici des articles qui sont des fois de l’ordre du coup de gueule du citoyen, des fois de l’ordre de la réflexion sur le développement personnel, des fois juste… des blagues pour rire. J’ai retrouvé dans « Imparfaits, libres et heureux » (Christophe André, Ed Odile Jacob) le lien qui existe entre le travail sur soi et la prise de responsabilité de notre personne sociale pour améliorer notre environnement au sens large; c’est ce que décrit l’auteur comme « l’effet papillon », je cite : Cette théorie qui explique qu’un petit battement d’aile à un bout du globe peut, de proche en proche, provoquer une tornade à l’autre extrémité de la planète. Ainsi, se changer aide les autres à changer. Il existe par exemple une contagion sociale des émotions, aussi bien négatives que positives.

Ceux qui ont changé le monde étaient d’abord des personnes qui avaient acquis (je ne crois pas que çà vienne du ciel, malheureusement, même s’il y a des « terrains favorables ») une éthique personnelle qu’ils ont appliquée et qui s’est répandue, comme une contagion positive. J’ai cette croyance que changer le monde, c’est d’abord travailler sur soi, modestement, pas à pas, faire en sorte que nos paroles correspondent petit à petit à nos pensées et à nos actes, chacun à notre niveau. Ce n’est pas le vote, une fois tous les 2, 3, 4 ou x années qui va le faire changer, le monde. Mais il ne s’agit pas non plus de se crisper là-dessus : le recul de l’humour est indispensable, l’oubli, des fois, de soi aussi, et toujours, le rappel de la beauté du monde, je donne comme illustration une citation de Hugo Von Hofmannstahl qui apparaît aussi dans le livre cité plus haut : Il allait par la campagne au milieu des champs, jeune garçon de seize ans, quand il leva son regard et vit un cortège de hérons blancs traverser le ciel à grande altitude : et rien d’autre, rien que la blancheur des créatures vivantes ramant sur le ciel bleu, rien que ces deux couleurs l’une contre l’autre ; cet ineffable sentiment de l’éternité pénétra à l’instant dans son âme et détacha ce qui était lié, lia ce qui était attaché, au point qu’il tomba comme mort ».

 ************************

QUAND

Quand nous pourrons voir le monde, mes frères, avec d’autres regards que  les nôtres seulement…

Quand nous ne serons plus troublés que nos aînés, quelquefois, soient à nouveau  des enfants effrayés ou perdus, et que nous leur pardonnerons d’être ce qu’ils sont…

Quand nous accepterons que ce que nous désirons ne nous soit pas dû et que les  responsabilités aillent avec les privilèges…

Quand nous saurons dire « assez »…

Si, dans le doute, nous vérifions d’abord et ne répondons plus nous-mêmes  à nos interrogations…

Quand, ayant fait litière des préjugés et fait le deuil aussi des illusions de l’enfance,  nous saurons lâcher prise, faire de notre inconscient un allié et nous confier au ruissellement du temps…

Quand librement nous accorderons pensées, paroles et sentiments…

Quand, sans faillir à notre loyauté, nous traquerons le secret et que finalement nous saurons appartenir en étant différents…

Quand nous chercherons le sens avant même le confort et que dans les revers et les infortunes nous nous mettrons en quête du cadeau qui s’y trouve caché…

Quand nous nous intéresserons, mes frères, au trajet autant qu’à la destination…

Quand avec les amis, les enfants, les patients, nous partagerons avec tendresse et avec tolérance notre temps, nos soins, notre attention et aussi le savoir et le savoir-faire que nous avons acquis…

Quand, acceptant notre différence, sans en faire des rivaux, nous verrons partout chez les humains nos frères et nos sœurs de toute éternité…

Quand nous serons vivants au lieu d’exister seulement, quand nous serons aimants au lieu de convoiter, et aussi désirants sans chercher forcément à satisfaire nos désirs ; croyants, enfin, au lieu d’avoir croyance, alors mes frères, nous pourrons passer les quatre dernières portes : lâcher le besoin d’être protégés, laisser la toute puissance, rompre sans ressentir la crainte le nœud d’identité et finalement désentraver notre âme retenue dans l’espace et le temps ordinaires… 

Alors, mes frères, ayant ouvert notre cœur, nous serons citoyens de ce monde et pourrons l’heure venue, lumineux, sereins, plonger dans l’univers.

Alain Crespelle

Terminé à Jérusalem le 3 juin 1995

 

 

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